04-06-2005
Bien joué, France !
Contre une Europe forte, qui peut tenir tête à ces Américains avides et présomptueux – dans le domaine nucléaire avant tout –, nous n'avons jamais rien eu. Contrairement à ces râleurs endormis de la gauche traditionnelle, nous n'avons jamais été maussades face à l'Europe. Mais cela aurait dû devenir une Europe des peuples et non des gouvernements, des travailleurs et non des fainéants.
Maastricht avait été un complot des gouvernements contre leurs peuples, une gifle administrée par les carriéristes achetables aux stupides masses : les accords de Maastricht ont été validés, mais par un processus tenu en partie secret ; on a ensuite laissé les stupides hocheurs de tête ou bien les accros aux médias légitimer par référendum ce sac à patates.
Cela fonctionnait magnifiquement jusqu'à présent ; mais en France et aux Pays Bas, cela n'a finalement plus fonctionné, et c'est bien ainsi.
C'était la dernière chance. Seul le référendum est la démocratie, quelles que soient les merdes que répandent professeurs et journaux sous contrat ; toutes les électionnettes sont dans le meilleur des cas une béquille parfois indispensable ou un pis-aller pour raisons techniques. C'est pourquoi on a pris aux Allemands ce droit civique le plus important, qui n'avait également pas été redonné lors de l'annexion de la RDA, mais en plus des Suisses (dont la démocratie existant réellement ne repose bien sûr que sur la prospérité et pourrait donc être une affaire de beau temps, cependant, c'est déjà ça, elle est encore réelle), les Français, Italiens, Hollandais et d'autres peuples ont gardé ce petit reste de démocratie à prendre au sérieux, et si deux d'entre eux n'en avait actuellement pas fait bon usage, il serait perdu jusqu'à la fin des temps. (En effet on l'aurait certes gardé formellement, mais seulement dans le but que ces laquais européens ricaneurs et sans identité au service d'une »justice européenne indépendante«, accompagnés de bavardages médiatiques faisant sensation et se référant à n'importe quelle phrase caoutchouc de la » Constitution Européenne «, le déclare après quelques années nul et non avenu. On connaît déjà ce jeu de merde au niveau national, voir par exemple la discussion sur l'avortement § 218, dans le cas ou de braves idiots ne l'auraient pas encore oublié et pardonné bêtement.)
Dans une Europe des peuples, au lieu d'une Europe des gouvernements (c'est-à-dire plus précisément des marionnettes des Etats-Unis, que nous recommandent les médias lors des élections), dans une Europe des peuples libres donc, leur propre constitution aurait été votée POINT PAR POINT, au moins pour les plus importants, et par tous les peuples en même temps, mais on n'aurait pas voté un sac à patates et une loi des pleins pouvoirs rétroactive. C'est exactement cette dernière procédure que les gouvernements avaient cependant prévu, accoutumés à la passivité et aux prédispositions à l'obéissance de leurs peuples ; et c'est exactement pour cette raison que les Français et les Hollandais leur ont enfin administré une gifle bien méritée. Il était grandement temps.
En effet que contenait le sac à part des patates. Les médias ne l'ont pas dévoilé ou alors en tout petit. (Ils sont par ailleurs la nouvelle religion – que l'on croit aux miraculeuses armes cachées de Hussein ou à l'immaculée conception, si on raisonne c'est en effet le même niveau d'absurdité – là le croyant conservateur ou le fondamentaliste n'a pas besoin d'avoir honte en comparaison aux accros de la télé ! Gens intelligents qui lisez ceci, devenez aussi des athées séculiers !)
Quelles petites choses contenaient donc ce paquet européen bien emballé, vanté par la presse et la télé, qui dieu soit loué doit maintenant retourner au congélateur ?
Nous ne dévoilons pas tout, un peu d'effort dans, tout de même, la propre affaire n'est absolument pas mauvais, mais nous attirons l'attention sur un seul aspect, dont le petit reste de démocratie français nous a préservé : l'article 52 du projet de Constitution Européen. Il ne signifie rien de moins qu'un Etat d'Eglise européen suivant à peu près le modèle du Concordat d'Hitler, la restauration d'une salée partie des privilèges du Moyen Age, une victoire du pape, qui souhaite un retour à la période précédant 1789, période ayant donnée naissance aux authentiques droits de l'homme (car contre ceci, il a promulgué la plus rapide encyclique de toute l'histoire de l'église, à juste titre pour sa part – mais il a tout de même échoué jadis, et jusqu'il y a quelques années, lorsque la campagne anti-secte débuta, depuis 1789 aucun Européen n'avait été poursuivi en raison de ses croyances, même Hitler a dû faire passer sa persécution des juifs pour du racisme).
Nous envoyons à toute personne intéressée le texte de cet article 52, aussi secret que répugnant, en langue originale voilant des juristes, contre une participation adaptée aux coûts de production – l'absence de réponse témoigne du détournement de courrier, portez donc plainte auprès de la poste ! Mais cet article 52 ne signifie pas plus ou moins que ce qu'on a dit. C'est pour cette raison que les pays européens protestants ne voulaient par ailleurs pas l'avoir. L'Eglise Romaine a donc fait pression sur ses compères et finalement les protestants lâches et faibles ou leurs bureaucrates, ceux de Suède et Hollande également, ont avalé cette bouillie contre quelconque plat de lentilles. Le plébiscite français nous en a préservé encore une fois, mais attention ! La presse a du temps et matraque sans cesse.
On a donc écarté provisoirement pour les Européens de l'Ouest le danger de l'absence de droit et de la baisse immédiate des salaires. Mais la lutte pour un modèle anti-américain adapté (= donner l'argent au peuple et non aux grands groupes, c'est exactement ce qui a distingué avantageusement la partie la plus riche de l'Europe, par exemple la Scandinavie et en partie même l'Allemagne, des Etats-Unis pendant des décennies) a juste commencé (ou pourrait avoir dans le meilleur des cas juste commencé – car l'Europe s'est très longtemps endormi sur les lauriers du mouvement des travailleurs, auquel elle a au moins donnée naissance, et est devenue par ce fait terriblement paresseuse et lâche). Pour mettre en place ce système, une Europe unifiée – c'est-à-dire les Etats-Unis d'Europe et non les Etats-Unis d'Amérique – aurait été tout de même bien, mais une Europe des peuple, non des gouvernements.
Ce qui nous plairait :
Une Europe unifiée sans mouchards (par exemple écouteurs téléphoniques et muraux), sans interdictions professionnelles (déjà oublié ?!?) et sans péage, qui ne déploie son armée que contre des Etats qui l'attaquent, et ne la prête pas aux Etats-Unis pour leurs guerres coloniales.
Une Europe instruite avec la liberté de religion et sans privilèges ni subventions pour l'Eglise !
Une Europe démocratique à la manière de la Suisse, ou les référendums sont chose principale et les élections chose accessoire.
Une Europe qui défend la prospérité de ses citoyens utiles et qui coupe chroniquement les moyens aux bureaucrates et appareils politiques, et aussi aux grands groupes incluant des Nord-Américains.
Une Europe des peuples et non des gouvernements effectivement.
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