juin 2010
A propos de l'interdiction de la burqa
il y avait, contrairement au résultat du référendum en Suisse contre la construction de minarets, étonnamment peu d'indignation et de criaillements - c'est bizarre, n'est-ce pas ?! Alors, l'un était le résultat d'un acte démocratique et déjà de ce fait détesté par tous les amis de la domination sur le peuple et par cela ennemis de la souveraineté du peuple (grec : ΔHMOKPATIA), l'autre un acte arbitraire de l'État (à savoir de la Belgique) et par conséquent à priori plus sympathique pour la même catégorie de personnes, qui, pour cette raison, peuvent publier des articles dans les journaux au lieu de devoir écrire des tracts. Mais deuxièmement le référendum en Suisse avait un bon motif à côté d'autres motifs moins bons, à savoir de faire signe contre le traitement spécial et de faveur de l'Islam par l'État : quelle autre religion aurait pu se permettre de lancer des appels de meurtre contre des auteurs satiriques, d'assassiner réellement des traducteurs mais aussi des membres de famille insubordonnés (« meurtre d'honneur ») sans être puni du tout ou quasiment impuni (ou, comme par ex. à Berlin, de négliger de manière impertinente de décisives charges imposées au constructeur lors de la construction tout à fait légale d'une mosquée ?) ?! Et nos journaux, n'ont-ils pas, avant que les Talibans fussent devenus incontrôlables pour leurs pères nourriciers venant des Etats-Unis et qu'ils fussent tombés en disgrâce auprès de ceux-ci, lancé un article après l'autre en leur faveur et débordant de compréhension sur leurs crimes les plus atroces : lapidation, voile forcé ou mariage forcé des femmes, marquage forcé et analogue à l'étoile juive des Hindous de leur pays qui y restent, ou la destruction des Buddhas de Bamiyan (voire par ex. GEO 11/1997, p. 158ff.), jusqu'à ce que leurs maîtres américains leur ordonnèrent un brusque changement de cap ? De telles obscénités sont bien aptes à mobiliser des émotions contre l'Islam, et c'est plutôt celui qui fait peut-être un peu de trop pour le repousser qui mérite de la « compréhension ». Enfin, nos forces européennes-américaines obscurantistes utilisent l'Islam qui est en effet sinistre seulement en tant que précurseur pour écarter dans son ombre les acquis des Lumières, du libéralisme et du mouvement ouvrier, surtout l'idée d'un État de droit et de la priorité de la raison devant l'habitude (laquelle peut en effet couvrir la mutilation d'enfants et le pogrome et l'a déjà fait assez souvent - la cultuuure, n'est-ce pas ?!).
Dans ces circonstances, l'interdiction de la burqa édictée en Belgique et prévue clandestinement pour toute la U.E. ne doit-on pas l'approuver ? Pas du tout. Car elle porte la main sur la liberté de l'individu et par ceci sur le bien suprême sur lequel tous les autres droits sont basés.
Nous avons la liberté de dire et, en effet, nous prenons la liberté de dire que nous ne pensons rien de bien de l'Islam (comme des religions en général). En conséquence ceux qui en pensent beaucoup de bien doivent avoir la même liberté d'exprimer leur opinion opposée que nous ne partageons pas et de la manifester. Elle ne nous plaît pas mais nous devons la tolérer (latin : tolerare) ; autrement nous n'aurions pas le droit de demander à eux de tolérer (latin : tolerare) sans réserve la nôtre. Inversement aucun acte de violence (ou l'appel à un tel acte) ne peut être couvert par la liberté d'opinion ou peut demander les moindres circonstances atténuantes en se référant à cette liberté.
De plus, l'interdiction de la burqa peut seulement toucher des individus islamiques ; elle vise donc à monter des individus qui avaient la malchance d'avoir été dressés dans cette religion contre ceux qui ont été dressés dans une autre ou ceux qui avaient la chance rare dans l'enfance de ne pas avoir été livrés, à cet égard, à un lavage de cerveau. Par ceci - ainsi que par le fait que l'interdiction de la burqa est, pour les raisons susmentionnées, une injustice et qu'elle peut déclencher chez les personnes réellement ou seulement potentiellement touchées par elle des sentiments de martyr - seront provoqués uniquement de l'envie et de l'obstination, et c'est avant tout pour cette raison que le gouvernement belge a joué le précurseur pour la France et le reste de l'U.E. La deuxième raison pour cette violation de la liberté de religion (laquelle est cependant, comparée à la persécution des scientologues et sannyasins, plutôt sans gravité) commise par des organes de l'U.E. - sans que cette fois-ci personne ne la désigne en tant que telle - est le fait qu'on veut généralement habituer les gens à la destruction du droit à l'autodétermination personnelle par des organes de l'État.
Pour cela :
Pas de directives de vêtements, pas d'interdiction de la burqa !
(Les seules directives de vêtements admissibles sont l'obligation de porter un uniforme en service ou des directives nécessaires pour des raisons techniques, par ex. le casque aux chantiers ou l'interdiction de la burqa pendant la conduite d'une voiture.)
Il reste encore un argument hypocrite à réfuter : les très peu de femmes qui portent la burqa dans nos régions-ci ne sont-elles pas de temps en temps forcées à le faire ? - Question en retour : qui peut les forcer en public de le faire ? Est-ce qu'il n'existe pas la police qui serait obligée de placer un fils ou mari violant en garde à vue ? Et en ce qui concerne la menace privée et le chantage : à ce problème aussi d'autres personnes doivent faire face dans des situations difficiles ; pensons par ex. au chantage, souvent tout à fait grave, de faire des heures supplémentaires. Si l'État devait et en même temps pouvait espionner chaque chantage potentiel, cela serait un plus grand mal que tous les chantages ensemble. Il ne doit pas couvrir des chantages réels, c'est tout.
L'argument cité est hypocrite, ce qui est montré par le fait que ce même État les couvre assez souvent au moins sur le plan pratique : pourquoi les meurtriers les plus malhonnêtes qu'on puisse s'imaginer, à savoir les « meurtriers d'honneur » qui tuent ses propres parentes faibles, ne sont-ils pas emprisonnés pour au moins une vingtaine d'années avant qu'ils puissent s'attendre à la clémence d'une expulsion ?! Pourquoi ici notre État (et tout autre État de l'U.E.) fait tant de manières pendant qu'il n'a pas de scrupules de s'ingérer là où il n'a rien à y faire ?!
Bien entendu, la burqa, le niqab etc. est un symbole pour la dénégation de l'autodétermination civile ainsi que sexuelle des femmes. C'est pourquoi - dans sa forme rigoureuse dont est actuellement prévue l'interdiction dans l'U.E. - seulement une très petite minorité de femmes dressées dans l'Islam les portent là où elles ne peuvent pas y être contraintes par pression de majorité. Cette minorité est normalement psychiquement détruite ou gravement névrotique ; au cas où une loi leur permet de lier leur contrainte intérieure à un adversaire extérieur elles deviennent inguérissables. C'est déjà pour cette raison que nous réprouvons l'interdiction de la burqa. Mais la raison principale reste le principe intangible de la liberté individuelle et de la liberté de religion générale.
Pour cela :
Liberté et égalité de toutes les religions, même les plus petites et les plus jeunes, pas de traitement de faveur pour une entre elles ! Autofinancement sans encombre des communautés religieuses au lieu de l'impôt de l'église, pas de frics publics pour n'importe laquelle !
(Car c'est notre argent à nous, gagné par un travail dur, nous qui n'en faisons pas partie et ne voulons pas subir de ce fait un préjudice.)
Que chacun puisse manifester par ses vêtements ce qu'il (pour des idiots : bien entendu, aussi elle) veut: donnons un forum aussi à la sottise et à l'inhumanité ! Car quand elle tombe sur un milieu raisonnable, elle se ridiculise d'elle-même, et quand elle tombe sur un milieu déraisonnable elle n'est pas pire que celui-ci.
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