Bund gegen Anpassung
L`Union contre le Conformisme

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21-02-2009

L'opinion publique dérange les tribunaux de violer la loi :
Le juge Luigi Tosti a finalement été acquitté par
la Cour de cassation à Rome !

En effet, ce n'était qu'un acquittement de 3e classe et ceci après plus de 3 ans et un combat épuisant à travers toutes les instances : mais finalement le juge Luigi Tosti qui avait été condamné en novembre 2005 à 7 mois de prison et un an de suspension de toutes ses fonctions parce qu'il refusait, selon l'ordonnance, annulée (!) depuis longtemps, de Mussolini (auquel nous devons la renaissance de l'Etat du Vatican), de tenir ses audiences judiciaires sous le crucifix, a au moins été acquitté le 17 février 2009 en troisième et dernière instance.

La justification était évasive : étant donné que ses audiences ont été tenues à titre de remplacement par d'autres juges, l'exercice public de la justice n'a pas subi de préjudice réel et ainsi le juge Tosti était à acquitter du reproche d' " avoir interrompu le service public " et d' " avoir manqué à ses fonctions officielles ". Naturellement, l'obscénité qui est à la base de cette action judiciaire – une ordonnance correspondante de Mussolini au profit de ses soutiens et instigateurs cléricaux – n'a pas été évoquée d'un mot – mais au fait, quid de notre " antifascisme " étatique prescrit jusqu'à la nausée encore aujourd'hui par les fonctionnaires qui ont survécu à Hitler et leurs apprentis ? Cette justification seulement formelle et défensive aurait pu et dû suffire à acquitter Tosti dès la première instance en 2005. De ce fait, le subterfuge est évident : c'est uniquement la pression internationale de l'opinion publique sous forme de lettres et de signatures de protestation, organisée presque uniquement par "l'Union contre le conformisme", une pression ininterrompue à laquelle la justice italienne ne s'attendait absolument pas, qui a conduit la Cour de cassation à abroger, avec grondement, la condamnation précédente. Mais, bien entendu, elle a lâchement cané devant la demande anti-Mussolini de Tosti concernant l'enlèvement des crucifix dans les salles d'audience.

Certes, il reste encore maintenant la procédure disciplinaire qui dépend d'un groupe de magistrats, le conseil supérieur de la magistrature : c'est lui qui doit décider du rétablissement de Tosti dans sa fonction de juge. Mais selon l'usage, il s'aligne sur les décisions concernant la procédure pénale simultanément en cours. Soyons tout de même vigilants !


Le juge Tosti a réagi en disant qu'il continue le combat : " C'est ou moi ou le crucifix dans les salles d'audience. "


Le succès partiel du juge Tosti le prouve : Résister en peut valoir la peine !
Mais il doit s'accroître.


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